eSport

Combien gagne un joueur de eSport ?

De nos jours, le eSport (Electronic Sport) est une pratique courante et un sport officiellement reconnue en France et à l’étranger. Ce sport est unique et regroupe des millions de personnes tous les ans au travers d’évènements en ligne ou en conventions. Mais qu’est-ce que le eSport et combien les joueurs peuvent-ils gagner ? Est-ce vraiment viable ?

Définition du eSport

Apparu dans les années 70, l’eSport, écrit également Esport ou e-sport, désigne la pratique de jeux vidéo compétitifs. Les joueurs s’affrontent sur différents jeux, seul ou en équipe. Ces évènements regroupent aujourd’hui des millions de fans.

Bien que l’essor de l’eSport soit assez nouveau, la pratique en elle-même remonte à près de 50 ans. Dans les années 70, les compétitions tournaient principalement autour des jeux de bornes d’arcades comme le très connu Pacman ou Tetris.

A la fin des années 90 est apparue un nouveau mode de compétition appelé les LAN party qui consistaient à jouer à différents jeux pendant plusieurs jours de suite (nuits incluses). Est ensuite arrivée la connexion internet plus rapide et de meilleure qualité permettant de connecter les joueurs entre eux, à travers le globe.

En France par exemple, en 2000 a lieu la Gamers Assembly. L’événement accueille des centaines de joueurs débutants ou expérimentés. En 2016, cette dernière regroupe 1800 joueurs au travers de 22 tournois. En moins de 20 ans, l’eSport prend une ampleur fulgurante partout dans le monde.

Qui pratique l’eSport ?

Absolument tout le monde peut participer à des compétitions. Peu importe le support, aujourd’hui les joueurs s’affrontent sur console, ordinateur, smartphone et tablette.

L’essor de l’eSport et la multiplication de tournois avec des récompenses de plus en plus importantes ont amené sans grande surprise à la création d’équipes semi-professionnelles et professionnelles. Comme dans toute pratique sportive, ces dernières se composent de joueurs, tous compétents sur différents jeux mais aussi de coach, d’analystes stratégiques et parfois même de commentateurs pour les transmissions en direct.

Bien entendu, un tel enthousiasme autour de cette pratique a amené de plus en plus de sponsors venus de milieu différents. Informatique, téléphonie, boissons énergisantes, aujourd’hui tous tentent de s’arracher les faveurs des plus grandes équipes et des plus grands joueurs.

D’un point de vue général, l’eSport a longtemps été considéré comme un milieu masculin. Cependant de plus en plus de femmes apparaissent dans le ce milieu que ce soit en tant que joueuses ou en tant que coach et commentatrice.

Les qualités d'un bon joueur

Bien évidemment l’eSport n’est pas un sport physique tel qu’on le définit, mais bien un sport cérébral comme peuvent être considérés les échecs.

Vous souhaitez vous lancer dans une carrière de "gamer" professionnel ? Pour cela il faudra être bon, certes, mais pas que. Il faut aussi être doté de plusieurs capacités. Beaucoup de jeux dits "compétitifs" se jouent en équipe. Avoir donc l’esprit d’équipe est essentiel. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les jeux vidéo font travailler beaucoup de choses comme les langues. En effet, pour pouvoir communiquer avec tous les joueurs de la planète, il est essentiel de savoir parler anglais. La plupart des jeux utilisent du vocabulaire anglophone et beaucoup d’équipe de joueurs sont faites avec des individus venus des quatre coins du monde.

Les parties peuvent parfois durer quelques minutes alors que d’autres peuvent s’étaler sur plusieurs heures. La concentration est donc impérative lors de ces tournois. De bons réflexes et une capacité d’analyse rapide sont également des qualités importantes pour devenir un vrai pro. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il ne s’agit pas de faire quelques parties pour devenir un grand joueur. La plupart d’entre eux ont jouer au même jeux des heures durant pour découvrir toutes les stratégies et les apprendre par cœur. Comme pour un athlète, les joueurs professionnels passent de nombreuses heures (entre 8 et 10 heures par jour) devant un écran à s’entraîner.

L’argent dans le monde de l’eSport

Difficile de répondre spécifiquement et de donner un salaire moyen pour les joueurs d’eSport. Beaucoup de données rentrent en ligne de compte lorsqu’on commence à se demander combien peut gagner un joueur.

Les salaires varient en fonction du jeu, de la popularité des ligues d’eSport du jeu concerné et selon les sources de revenus du joueur. Cependant, on estime que les joueurs sous contrat dans des équipes officielles gagneraient en moyenne entre 1 000 et 5 000$ par mois. L’argent venant principalement des sponsors. Sachez toutefois que les meilleurs joueurs des jeux les plus populaires peuvent avoir des salaires qui dépassent les 10 000$ par mois.

Il faudra aussi compter les nombreuses primes distribuées durant les milliers de tournois qui ont lieu chaque année. De grosses récompenses dépassant les millions de dollars sont régulièrement reversées aux grands gagnants. Par exemple, lors d’un tournois de DOTA 2 en 2016 ce sont plus de 20 millions de dollars qui ont été gagné par le vainqueur.

De plus, les joueurs les plus célèbres se rémunèrent également en faisant régulièrement des parties en direct via certaines plateformes comme Twitch. Cette dernière leur permet de rentrer directement en contact avec leurs fans et de monétiser leurs vidéos.

Aujourd’hui, les trois jeux les plus populaires pour les compétitions d’eSport sont DOTA 2, League Of Legend et Counter-Strike : Global Offensive. Ce ne sont pas les seuls, on compte désormais une douzaine de jeux vidéo très populaires lors de ces compétitions, on pense notamment à Fortnite, PUBG, Rocket League ou encore FIFA.

Le football dans le monde de l’eSport

En tant que français, nous considérons le football comme un sport incontournable. C'est tout simplement le plus populaire en hexagone. Au cœur de notre culture, nous apprécions de regarder les matchs et de le pratiquer en club.

FIFA est l’un des jeux vidéo les plus vendu en France et en Europe. A ce titre, c'est tout naturellement que c'est le jeu retenu dans les compétitions internationales de eFootball. D’ailleurs en 2018, 20 millions de personnes de 60 pays différents ont participé au tournoi d’eSport de FIFA. Une des choses qui facilite l’accessibilité du jeu au grand public sont les joueurs et les équipes que les fans connaissent par cœur. Parmi ces millions de personnes, en 2018, 32 joueurs ont été retenus pour la Coupe de Monde de Londres. 16 s’affrontent sur PS4 et 16 autres sur Xbox One. Cette année-là, l’équipe de France était revenue championne et avait empoché la modique somme de 400 000$.

Contrairement à beaucoup d’autres jeux qui ont besoin de sponsors extérieurs pour pouvoir proposer de gros prix, l’industrie FIFA est, elle déjà gigantesque. On compte des millions de copies, et plus précisément 270 millions d’exemplaires du jeu achetés à travers la planète simplement pour la version FIFA 19.

Côté communauté, l’argent arrive aussi facilement. Durant les trois jours de compétitions ce sont quelques 30 millions de vues qui ont été réunies via YouTube et Twitch. Plus simple donc d’attirer de gros sponsors comme Coca Cola mais aussi les principales ligues européennes qui ont participé financièrement à cette coupe du monde virtuelle.

Résultat, on estime qu’en 2019, le marché de l’eSport s’élève à 1,1 milliard de dollars… FIFA a donc encore de beaux jours devant lui sans pour autant devenir le favori des compétitions internationales.

Finale 2019 de la Coupe du Monde Fifa

Les meilleurs joueurs professionnels de jeux vidéo

Parler des meilleurs joueurs et de leur rémunération est une chose, mais il est aussi important de savoir qui sont ces jeunes gens. Étant donné que le jeu DOTA 2 est celui qui est le plus rémunérateur sur les compétitions d’eSport, nous allons nous concentrer sur les 5 meilleurs joueurs d’eSport sur DOTA 2.

Le numéro un se nomme Johan Sundstein et vient du Danemark. Plus connu sous son surnom "nOtail", ce joueur a 26 ans et joue sur DOTA depuis 2012. Comme tous les champions présentés ici, il joue pour l’équipe OG et ses gains totaux s’élèvent à 6 890 591$. Pour la petite histoire, le capitaine de l’équipe a été banni en fin d’année 2019 de la plateforme Twitch suite à des insultes homophobes.

Le numéro deux vient de Finlande et se nomme Jesse Vainikka. Son surnom de jeu est JeraX et est âgé de 27 ans. Ses gains totaux s’élèvent à 6 700 000$ et malheureusement, ce joueur a pris sa retraite en janvier 2020 pour changer complètement de carrière.

Le numéro trois est un australien nommé Anathan Pham ou plus simplement "Ana". Il a 20 ans, joue à DOTA depuis 2013 et ses gains totaux s’élèvent à 6 000 411$. Pour information c’est le premier australien à remporter un événement sponsorisé par Valve. De plus, ce joueur aurait très longtemps idolâtré Gordon Ramsay, le célèbre chef anglais.

Le numéro quatre est un Frenchy et s’appelle Sébastien Debs ou autrement connu sous le pseudo de "Ceb". Franco-libanais, il a longtemps été l’entraîneur de l’équipe OG avant de se lancer lui aussi, dans la compétition en tant que joueur. Ses gains totaux s’élèvent à 5 489 233$.

Et enfin, le numéro 5 vient lui aussi de Finlande. Il se nomme Topias Taavitsainen, mais il sera plus simple de retenir son pseudo "Topson". Ses gains totaux s’élèvent à 5 414 446$. Ce joueur a réussi à gagner deux années de suite l’internationale de DOTA 2 et joue à ce jeu depuis l’âge de 8 ans.

Bien que dans les plus grands joueurs de DOTA aucune femme ne soit présente, sachez que certaines sont très connues et gagnent régulièrement des championnats internationaux. On pense notamment à la canadienne Sasha Hostyn alia "Scarlett". Âgée de 26 ans, elle joue principalement à StarCraft II et ses gains totaux s’élèvent à 200 693, 82$ ou encore l’américaine Katherine Gunn alias "Mystik", âgée de 31 ans, elle joue à HALO : Reach et ses gains totaux s’élèvent à 122 000$.

Enfin Stéphanie Harvey alias "missharvey". Quebecoise de trente ans, elle est aussi designer chez Ubisoft Montréal. Autant vous dire que le monde du jeu vidéo elle connaît par cœur. Durant sa carrière de joueuse, elle a décroché cinq fois le titre de championne du monde sur le jeu Counter-Strike.

Aujourd’hui Stéphanie participe à plusieurs initiatives pour l’égalité joueur-joueuse et contre la discrimination dans le monde du jeu vidéo. Si l’on compare les gains des hommes et des femmes dans le monde de l’e-Sport, on constate que ces dames gagnent beaucoup moins d’argents que les hommes. Stéphanie Harvey se bat aussi pour une meilleure reconnaissance financière des femmes dans l’univers des jeux vidéo.

Aujourd’hui le monde de l’eSport est un véritable réservoir financier pour les marques souhaitant devenir sponsors et faire connaître. Ayant bien compris que la ferveur autour des jeux vidéo n’était pas prête de s’arrêter, il est aujourd’hui possible de parier sur les différentes compétitions et jeux comme FIFA par exemple. Un moyen très efficace et lucratif de faire un peu plus vibrer les communautés et les fans du monde l’eSport.

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