Lindsey Horan

Pourquoi Lindsey Horan pourrait parfaitement s’adapter au jeu de l’OL ?

Nouvelle recrue du mercato hivernal de l’Olympique Lyonnais, Lindsey Horan a signé avec le club jusqu’en juin 2023. L’Américaine arrive à point nommé dans une équipe rhodanienne qui a besoin de renforts, notamment de la part d’une joueuse qui a déjà été familiarisée avec le championnat français (ex-PSG entre 2012 et 2016). Elle semble s’inscrire parfaitement dans les ambitions du groupe de Sonia Bompastor qui souhaite revenir à son meilleur niveau après une année 2021 décevante.

Une arrivée dans un milieu diminué

Ce n’est pas un hasard si l’Olympique Lyonnais a misé sur une milieu de terrain. Il y a quelques mois, cela aurait pu être un choix difficile à comprendre étant donné la densité de talents dont l’OL disposait déjà. Mais récemment, la donne a changé. Les blessures et absences ont amoindri l’entrejeu lyonnais, qui se présentait en début de saison comme l’un des plus talentueux d’Europe. A tel point que la défenseuse centrale Griedge Mbock a dû y évoluer, notamment au poste de récupératrice contre Montpellier en D1 et le PSG en Coupe de France.

La milieu islandaise Sara Bjork Gunnarsdottir n’a toujours pas disputé de match cette saison, étant revenue s’entraîner début janvier après avoir accouché en novembre. Blessée à la cheville contre le Bayern Munich en Ligue des Champions mi-novembre, Damaris Egurrola attend également de pouvoir réintégrer le groupe. Autre absente au milieu de terrain, l’une des recrues phares de l’été, la pépite néerlandaise Danielle van de Donk a subi une rupture traumatique du jambier antérieur droit lors d’un rassemblement en sélection en décembre, l’éloignant des terrains pendant quatre mois. Elle rejoint à l’infirmerie Amandine Henry (cheville) et Amel Majri (enceinte et blessée au genou). Même Dzsenifer Marozsan, revenue cet hiver après son prêt de plusieurs mois (avec Sarah Bouhaddi et Eugénie Le Sommer) à l’OL Reign aux Etats-Unis, vient de subir à son tour la malchance lyonnaise. Selon les informations du quotidien l’Equipe, l’Allemande sera indisponible pendant six semaines, souffrant d’une blessure aux ischio-jambiers.

C’est donc logiquement que Lindsey Horan arrive au bon moment dans l’entrejeu des Fenottes. Elle apporte un renfort important à l’OL, et nécessaire dans une partie du jeu qui avait fortement souffert lors de la défaite en Coupe de France contre Paris le 29 janvier (0-3). La joueuse de 27 ans y retrouve même sa coéquipière en sélection avec qui elle a évolué à plusieurs reprises sous les couleurs des Etats-Unis, Catarina Macario. Leur complicité apportera un plus important à l’équipe.

Taillée pour les grands rendez-vous

Difficile de juger l’Américaine sur ses quelques minutes de jeu lors de sa première apparition en match contre Bordeaux en D1 (1-0). Ce qui reste un fait est le talent technique et l’intelligence tactique de la milieu de terrain de 27 ans, précieuse pour son jeu en une touche de balle et sa présence dans les airs et sur coups de pied arrêtés. Elle a aussi longtemps évolué avec les Portland Thorns dans l’un des championnats les plus compétitifs du monde, la National Women’s Soccer League (NWSL) aux Etats-Unis. Horan y a d’ailleurs été élue MVP (meilleure joueuse) en 2018 en inscrivant 14 réalisations cette saison-là, a remporté la saison régulière en 2016 et 2020, et la finale des playoffs en 2017.

Après avoir tout gagné avec son club de cœur, la native du Colorado aurait pu suivre l’exemple de plusieurs autres de ses coéquipières américaines (Heath, Press, Lavelle, Mewis, Morgan, etc.) en se tournant vers le championnat européen le plus attirant, la Women’s Super League anglaise. D’autant plus que le pays d’outre-Manche vit un essor incroyable à quelques mois du premier Euro féminin organisé sur son sol. Les Lionesses sont même annoncées favorites pour remporter le tournoi selon les sites de paris foot, avec une cote de 5.5, légèrement meilleure que celle de la France ou des Pays-Bas (6 le 8 mars 2022). Mais celle que l’on surnomme « The Great Horan » a préféré retourner dans un championnat français qu’elle connaît bien. Elle y a vécu son ascension en début de carrière, préférant sauter la case football universitaire en signant directement chez les pros avec Paris entre 2012 et 2016.

Du haut de ses 108 sélections avec l’USWNT (25 buts et 34 passes décisives) et avec son titre de Championne du monde 2019 en poche, ce que la joueuse de 27 ans va apporter à l’Olympique Lyonnais est son expérience des grands rendez-vous. Elle devrait s’adapter parfaitement au haut niveau de la Ligue des Champions et rapidement se sentir à l'aise dans le jeu des Fenottes. Peut-être juste à temps pour faire ses preuves sur la scène européenne durant le choc en quart de finale face à la Juventus le 23 mars prochain.

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